Days without paracetamol

Publié le par Space Sheep

Pour tous ceux et celles qui se seraient posé la question (je sais qu'il y en a, l'être humain est une créature pleine de cruauté et d'espoirs déçus), non, je ne suis pas morte, juste overbookée (j'adore ce mot, même s'il me fait continuellement passer pour une anglophile qui blasonne plus haut que son écu. Il donne l'impression ultra professionnelle que je passe ma vie à bûcher sur des sujets fumeux divers et variés). Entre mes pèlerinages répétés et contre-nature dans la glorieuse cité d'Ihu-Ephemm où le wi-fi a déserté l'horizon grisonnant, le rush imbuvable des (soit-disant) fêtes de fin d'année, les merry meetings à la pelle engendrés par les vacances (raaaaaah comme vous m'avez manqué, mes copains chéris à moi que j'aime ... Vous et vos guitares ... Surtout vos guitares), les entraînements intensifs à Guitar Hero, la bergerie à protéger des Grands Méchants Cochons, les boîtes de chocolats à finir (j'ai trouvé la meilleure manière d'arrêter d'en manger : finir les boîtes. Imparable) ... Ca en fait, du tintouin à gérer, pour un pauvre petit mouton (qui se traîne un rhume de chien depuis le mois de novembre, ce qui n'arrange rien). 

 

Je crois que jamais les vacances ne m'avaient fait tant de bien, ne serait-ce que pour ENFIN me lever après 6h du matin. Car le mouton spacial n'est définitivement pas du matin, malgrè les efforts Snow Patrolesques de son réveil, qui a beau crachouiller tendrement les trémolos Garyesques de Morning Cars Chasing Cars pour tenter d'adoucir la torture du réveil, en vain. Snow Patrol ou pas Snow Patrol telle n'est pas la question, 6h du matin reste 6h du matin. D'ailleurs il faudrait que je change de chanson de réveil, je remarque que je suis en train de me dégoûter de Chasing Cars. Pour preuve ? Chaque fois que je l'écoute, pendant les 30 premières nano-secondes de l'intro, mon cerveau a un réflexe recroquevillant de survie : "Oh non pitié, pas çaaaaa, je veux paaaaaaas ... Hein ? Quoi ? Je suis déjà levée ? Il est 15h ? Ah ... Ouf ...".  Y compris pendant les concerts en live. Enfin c'est dommage parce qu'elle est assez efficace comme réveil matin cette chanson. Pas trop agressive (pas comme Disaster Button qui m'a traumatisée par une grave erreur de réglage de ma part en me faisant à moitié tomber du lit. J'ai passé la journée à grincer des dents et à persister dans mon humeur massacrante post-réveil, pour la plus grande joie de mon entourage), ni trop molle du genou (pas comme An Olive Grove Facing The Sea, qui m'a fait me rendormir lamentablement comme la grosse loque que je suis, ou, pire, Batten Down The Hatch, qui ne m'a même pas fait lever un cil et m'a coûté une bonne vieille panne d'oreiller qu'il a fallu justifier auprès des instances administratives, oeil vitreux et marques de draps sur la joue à l'appui. La classe). Bref, ça va pas être facile d'en trouver une autre. De toute façon je crois que rien ne pourra jamais adoucir le deuil insupportable de mon lit bien aimé chaque matin, et ses 5 stades d'acceptation :

.:. Le déni : "Non, c'est pas possible, déjà le matin ?? Mais je viens juste de m'endormir ... Il déraille, le réveil ?"

.:. La colère : "Mais tu vas la boucler, saleté d'irlandais ??" (oui, le mouton spacial est une sale bête le matin. Même le chanteur de Snow Patrol finirait avec des organes en moins s'il passait à ma portée. Ses cordes vocales, très probablement.)

.:. Le marchandage : "Allez, encore 5 petites minutes ... J'ai pas un peu mal à la gorge, moi ? S'il fait trop froid, j'y vais pas ... Je peux pas, j'ai piscine !"

.:. La dépression : "Je veux mourir ... mourir ... mouuuuuurir ..."

.:. L'acceptation : "Bon, d'accord, ça va, c'est bon, tais-toi, je me lève ... Café ... Caaaafééééé ..."

 

Bref. Tout le monde s'en fout, je sais (sauf les durs de l'oreiller qui comprendront de quoi je parle). Les vacances, donc, vous offrent ce luxe inestimable de pouvoir enfin tordre le cou à votre irlandais réveil. Et ça, c'est une invention tellement bien que si elle n'existait pas le monde exploserait en une gerbe de braises ardentes qui détruiraient le système solaire dans une pluie de supernovas à faire pâlir le Big Bang de jalousie (si si).

Les vacances ont aussi le luxe suprême de nous offrir cette chose si rare de nos jours que l'on appelle le Temps Libre (comme c'est beau, avec des majuscules), et qui peut être mis à profit pour des activités ô combien plus épanouissantes que le travail, comme les Sorties, le Papotage, le Copinage, le Bullage, le Sommeil, le Chocolat, le Pianotage, le Tricotage, bref toutes ces choses qui permettent de s'écouter les cheveux pousser en toute impunité (le Bourrage aussi, d'ailleurs, mais il fait plutôt mal aux cheveux celui-là. A consommer avec Modération, je veux bien, mais il est jamais là Modération ! S'il se pointait plus souvent, aussi ...).

 

Ce qui nous amène donc (enfin) au tricot (quelle habile, fluide et subtile transition ...). Contrairement à ce que mon silence sur la Toile laissait envisager, je n'ai pas laissé les aiguilles de côté, même si j'ai tricoté moins intensivement ces derniers temps (pour les raisons loooonguement évoquées plus haut. Si vous ne l'avez pas lu et bien ... vous avez sans doute raison).

 Facing The Sea a pas mal avancé, j'ai terminé tout le dos et attaqué le devant (crochet du gauche, triple uppercut à la mâchoire, Ali contre Foreman, à côté, c'est du poil à gratter). Voyez plutôt :

 

backing-the-sea.jpg

 

Oui, je sais, le jeu de mots est foireux et ne veut absolument pas dire "dos à la mer". Et vous savez quoi ? Je m'en fiche éperdument, c'est uniquement pour l'esthétique des lettres.

 

En parallèle (oui, je déteste n'avoir qu'un seul en-cours, ça m'ennuie, à la longue, il faut que je fasse plusieurs choses à la fois), j'ai entamé un petit boléro avec la laine multi-bleus de chez Monoprix, que j'ai appelé ...

 

As-blue-as-ocean.jpg

 

Je suis inspirée, hein ? Celui ou celle qui trouvera la chanson de laquelle est extraite cette phrase gagnera mon respect éternel (comment ça, ça vaut pas le coup ?).


J'adore ses petites rayures désordonnées, la photo ne lui rend pas hommage (George, mon Nikon D60 adoré, étant en charge, j'ai du recourir aux moins bons et loyaux services de son prédécesseur, Lyle, petit compact qui fait ce qu'il peut mais ... bon). On dirait vraiment des reflets sous-marins (ou alors c'est moi qui devrait y aller mollo sur les Mon Chéri et les Juniors à la vodka).

Le patron est une adaptation personnelle d'un patron pêché en pleine mer sur un magazine déniché à Eurodif. Si jamais le résultat est concluant, je le posterai ici et sur Ravelry. La base est en point de riz, le corps en jersey endroit. Il sera à manches longues, et arrivera au milieu du dos, si tout va bien. Sinon et bien ... Je pourrai toujours le recycler en fond d'aquarium. Ou pas.

 

J'ai aussi repris le patron de I Want You, avec une base de 112 mailles, en bleu marine et ... Il est pile poil à la bonne taille, victoire !!! Du coup, moi qui n'aimait pas les bonnets, j'ai passé l'hiver avec mon I Want You In Blue vissé sur le crâne (ben oui, 70 cm de cheveux en moins, mon occiput frissonne). Bon, je traîne quand même une crève d'enfer depuis novembre, les trous-trous y sont peut-être pour quelque chose.

 

What else ? Nothing, actually. But hey, that's not so bad, isn't it ? I mean, for the snail that I definitely am. I'm a permanent member of the Slow Patrol. Gluuuu.

 

(Traduction pour les anglophobes : Quoi d'autre ? Rien, en fait. Mais, hey, c'est pas si mal, non ? Je veux dire, pour la limace que je suis définitivement. Je suis un membre permanent de Slow Patrol (qu'on pourrait traduire poétiquement par : la Patrouille du Mou). Je vous traduis "gluuuuuuu" ou vous arriverez vous-mêmes à vous en faire une idée générale ?)

 

Bon, allez, c'est pas tout ça, j'ai encore plein de trucs inutiles à faire ...

 

 

 

 

Open your eyes, shut your eyes, lay with me and just forget the world, I don't want to wake up, just let me fall asleep, I mumble can you wake me later ... I have the feeling that I'm not the only one who have trouble with leaving my bed.


(Traduction pour les anglophobes : Ouvre les yeux, ferme les yeux, allonge-toi avec moi et oublie le monde, je ne veux pas me réveiller, laisse-moi m'endormir, je marmonne "peux-tu me réveiller plus tard" ... J'ai l'impression que je ne suis pas la seule à avoir du mal à m'arracher de mon lit)


Paroles extraites respectivement de :
Open Your Eyes (Eyes Open, 2006),
Shut Your Eyes (Eyes Open, 2006)
(oui oui, dans le même album intitulé Eyes Open, soit "Les Yeux Ouverts", vous avez une chanson intitulée "Ouvre les Yeux" et une autre ""Ferme les Yeux". L'album aurait du s'appeler Eyes Half Open (les Yeux à Moitié Ouverts)),
Chasing Cars (Eyes Open, 2006),
An Olive Grove Facing The Sea (When It's All Over We Still Have To Clear Up, 2001),
Crack The Shutters (A Hundred Million Suns, 2008)

Publié dans Knitting Games

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Khlada 04/01/2011 20:02


*tape overblog* Il a bouffé la moitié de mon commentaire ce neuneu.
Je disais donc : je suis impatiente que tu postes le patron, ça m'a l'air de correspondre à ce que je cherche en ce moment pour tricoter un premier vêtement :D
Puis chapeau pour l'avancée du pull marin !

(et ton I Want You, en bleu, on aura de meilleures photos ? :D)


Space Sheep 05/01/2011 13:22



Overblog est chiant c'est vrai. Il fait sauter la moitié des photos une fois par mois, l'andouille. Mais bon, l'interface m'est familière, on est habitués l'un à l'autre, le quotidien ne nous
effraie plus, nous nous enlisons progressivement dans notre routine bloggesque ... Bref ^^


 


Je posterai le patron dès que la bête sera terminée, promis !


 


Pour I Want You In Blue, je ferai de meilleures photos très bientôt (cet après-midi si j'ai le courage)


 


Merci pour ton commentaire, (tri)copine ! Gros bisous !



Khlada 04/01/2011 20:01


Ooooh, j'adore les couleurs de ton boléro


Space Sheep 05/01/2011 13:22



Merci ^^ Aquatique, hein ? ^^